Comment bien planter des tomates: 10 étapes simples pour maximiser votre production

Publié par François le

Vous aimeriez sans doute que votre potager regorge de magnifiques tomates. Qui ne le voudrait pas?

Le problème: produire de belles tomates, en quantité, est un exercice qui demande beaucoup, beaucoup d’expérience. La préparation de la terre, le choix de la variété, le semis ou le choix du meilleur plant, la plantation, l’arrosage, la taille (ou non taille!), la récolte: autant d’étapes importantes.

Maintenant: pour améliorer votre production de tomates TOUT DE SUITE en tant que débutant, par quoi devriez-vous commencer?

Variéts de tomates

Sans hésitation: en optimisant votre plantation. C’est une période critique qui est bien souvent sous-estimée.

Laissez-moi vous raconter une histoire.

La première fois que j’ai planté des tomates, j’ai bêtement placé des plants du commerce dans des carrés remplis de terreau. Résultat médiocre. Il suffisait de se renseigner un minimum pour savoir que cela n’allait pas fonctionner.

Un mec triste
Après ma première récolte de tomates …

Les années suivantes, j’ai progressé en optant pour la plantation en pleine terre, avec couverture végétale.

Déjà mieux! Mais pas exceptionnel. Il me manquait des pièces du puzzle.

Jusqu’à ce que je découvre cette méthode simplissime qui allait rendre mes tomates hyper-résistantes et productives. Dans le même temps, cette astuce m’a permis de planter mes tomates même dans un terre très compacte et difficile.

Royal! 

Le plus étonnant, c’est que peu de gens l’utilisent.

Prêt à vous lancer ?

Je vais vous dévoiler les 10 étapes clefs du succès. Respectez-les à la lettre et vous croulerez sous les tomates.

Étape n°1: Attendez le bon moment

Premier point impératif: faites vos plantations au moment où les chaleurs sont suffisantes.

C’est primordial.

Pourquoi ?

Parce que la tomate a le sang chaud. Elle tient ça dans les gènes, c’est une sud-américaine.

Les tomates ne supportent pas le gel, un simple coup de froid leur est fatal. 

Attendez donc le 15 mai. Pas avant.

Simple. Basique.

Pour être précis, dans le calendrier, les jardiniers se réfèrent aux “Saints de glace” qui correspondent aux fêtes de Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais. 

Bon, soyons honnêtes, vous avez peu de chance de souhaiter une de ces fêtes dans votre entourage. Donc retenez que ces journées correspondent aux 11, 12 et 13 mai.

Calendrier des postes avec dates des Saints de Glace
Premier conseil: retenez ces dates du calendrier. Deuxième conseil: n’achetez plus de calendriers des Postes.

Et en vérité, on n’est pas à un jour près.

Ne soyez pas un extrémiste.

Il faut avant tout voir ces Saints de Glace comme des dates seuils à partir desquelles les gelées ne peuvent plus se produire dans les régions françaises métropolitaines.

En d’autres termes, les gelées nocturnes sont rarissimes après ces dates. 

Comme les climats sont très disparates entre les régions, ces dates ne sont pas applicables strictement partout. On peut anticiper la plantation dans le sud par exemple de plusieurs semaines.

Mais ce repère dans le calendrier a le mérite d’être simple pour un débutant comme vous. 

Cette date de mi-mai doit être affichée dans votre agenda, votre calendrier papier ou votre smartphone. Et si vous avez bien travaillé, vous avez acheté vos plants quelques jours plus tôt.

Vous avez loupé le coche du mois de mai? On peut en théorie planter des tomates jusqu’à fin juin. Mais les fruits n’auront peut-être pas le temps de mûrir avant le retour du froid en automne. Tout dépend de votre variété.

Nous avons assez parlé de temps, discutons espace, maintenant.

Étape n°2: Repérez les emplacements de vos plantations

Facile.

Respectez deux points impératifs : 

  • Il faut du soleil
  • Il faut un espace suffisant entre vos plants de tomates

Du soleil. Encore du soleil. Toujours du soleil.

Sans soleil, pas de développement. 

Choisissez un emplacement avec au moins 6 heures d’ensoleillement. 

Quel est l’endroit de votre jardin où vous pourriez sans broncher sortir la crème solaire pour parfaire votre bronzage? Retirez votre transat et plantez-y vos tomates.

Quitte à faire, privilégiez une zone avec un ensoleillement précoce le matin: cela permettra d’assécher rapidement vos plantes en réduisant l’effet de la rosée du matin.

Deuxièmement, vos plants doivent être espacés de 80 cm. C’est la distance réglementaire.

Mais pourquoi conserver autant d’espace, me direz-vous? 

Eh bien, si tout ce beau monde est trop serré, comme le métro aux heures de pointe, les maladies peuvent pointer le bout de leur nez. Le but est donc de conserver un espace suffisant afin d’aérer au maximum et évitez que l’humidité stagne.

Vous connaissez le mildiou? Moi, toujours pas. Et je touche du bois pour ne pas le croiser sur ma route.

Je ne plaisante pas: le mildiou peut littéralement anéantir l’ensemble de votre production de tomates en quelques jours. 

L’humidité favorise l’éclosion des spores de cette maladie bien connue des tomates.

Soyez un brin pragmatique: plus vous séparez vos plants, plus le feuillage des tomates séchera vite après la pluie, et moins elles risquent de l’attraper.

Dans ce carré, je dispose mes pieds de tomates à 80 cm d’écart, par précaution (flèche rouge). NB: Le premier qui trouve à quoi correspond ces drôles de bouteilles au milieu gagnera mon estime (à vos commentaires)

Oui, je sais ce que vous vous dites: vous êtes dubitatif sur l’éloignement des tomates une fois plantées.

Vous aurez cette drôle d’impression de tomates ridiculement petites au moment de l’installation. Mais ayez confiance : une tomate, ça grandit, ça peut atteindre 2 m de hauteur, et gagner énormément en diamètre. 

Plus votre climat sera sec et peu humides, plus vous pourrez vous permettre de rapprocher les plants. Mais grand max 60 cm. 

Et si vous faites le choix de laisser pousser vos tomates sans les tailler, vous ne serez pas déçu. Des buissons massifs apparaîtront sous vos yeux. Ils prendront de la place!

Donc, autant garder vos distances.

Maintenant que vous savez où planter tout ça, passons à l’action.

Étape n°3: Plantez un tuteur à chaque emplacement

Les tuteurs sont indispensables pour les tomates, car ces dernières peuvent atteindre plusieurs mètres.

A vrai dire, il y a des jardiniers qui s’amusent à laisser pousser les tomates à même le sol. Je vous assure que ça fonctionne. Mais ce n’est peut-être pas l’idéal en terme d’optimisation de l’espace…

Alors faisons dans le “classique”: un tuteur pour maintenir à la fois la tige, les branches, mais aussi les fruits.

Et ces derniers peuvent faire le poids.

Vous avez l’embarras du choix dans le type de tuteur. J’ai un faible pour les tuteurs torsadés, car ils ne nécessitent pas de notion de bricolage, sont faciles à trouver dans le commerce et plutôt esthétiques. 

Tuteur torsadé dans du foin
Le tuteur torsadé, un classique qui permet d’enrouler la tomate à mesure qu’elle grandit.

D’accord: ils ont parfois l’inconvénient de ne pas résister au poids des tomates de grosse taille. Leur hauteur n’est parfois pas suffisante. Mais c’est un bon compromis pour un débutant.

S’il vous plaît, soyez malin. Positionnez vos tuteurs avant de planter vos tomates. 

D’une part, vous avez un guide visuel pour repérer où planter.

Mais surtout, si vous le fixez APRÈS avoir planté vos tomates, vous avez toutes les chances d’abîmer involontairement les racines des plantes.

Vous savez, la loi de Murphy.

Ne faites pas non plus l’erreur de remettre ça à plus tard dans la saison, de vous dire que cela attendra. Qu’après tout, ces bébés tomates n’ont pas encore besoin de support. 

Bien au contraire.

C’est lorsqu’ils sont jeunes que les plants sont fragiles et sensibles aux rafales de vents. 

Enfoncez profondément le tuteur dans le sol. Si le tuteur n’est pas bien ancré, il tombera en cas de vent violent. Ciblez 15 à 20 cm de profondeur.

Maintenant que tout ça est en place, mettez la main à la pâte.

Étape n°4: Creusez un trou assez profond devant chaque tuteur 

Vous imaginiez faire un trou à peine plus grand que la taille du pot de votre tomate?

Vous vous doutez bien que si je vous pose la question, c’est que je vais vous dire le contraire.

Le trou doit être bien plus grand pour accueillir la motte contenue dans le godet, mais pas uniquement.

Car vous allez procéder à une drôle de manipulation…

Je vous laisse la surprise pour tout à l’heure. 

Utilisez votre transplantoir (vous savez, la petite pelle à main) et vos gants. En général, cela suffit. 

Gants et pelle
Pas besoin d’outils sophistiqués

Mais en cas de terre très dure, vous aurez peut-être besoin d’une bêche pour placer tout le poids de votre corps pour pénétrer la terre.

Trou de plantation avec bèche
Même dans cette nouvelle partie du potager recouverte de foin depuis novembre, la terre est encore très argileuse. Elle reste encore difficile à travailler. Je dois manier la bêche.

Creusez un trou rectangulaire d’environ 20 cm de longueur et 15 cm de large, pour une profondeur de 20 cm. Le trou est positionné en face du tuteur. 

Un rectangle creusé pour y planter des tomates
Un trou rectangulaire dans l’axe du tuteur (en bas de l’image). Dans mon cas, du foin était déposé initialement sur la parcelle. Je l’ai ouvert avant de passer à l’action avec mon transplantoir.

Respectez bien la profondeur suffisante, utilisez si nécessaire un mètre mesureur.

Décompactez grossièrement le sol à la main et retirez les éventuels gros cailloux.

Creusez légèrement le bord du côté orienté vers le tuteur afin d’obtenir un bord un peu en pente (regardez à nouveau le dessin plus haut).

Évacuez la terre du trou en dehors de votre potager. Mettez-la à part, sur le sol. Pas sur le paillage!

Tas de terre
Je dépose la terre en dehors de mon carré. Je vais m’en servir dans un instant. Vous pouvez aussi le faire dans un seau, ça serait plus propre…

Vous devriez à ce stade avoir un trou assez grand, assez profond, orienté devant votre tuteur.

ll ne manque plus que les futurs locataires.

Étape n°5: Retirez délicatement les plants de leur pots

Soit vous avez acheté des plants tout prêts dans le commerce, soit vous êtes très doué (si si!), et vous avez semé vous même vos graines. Peut-être même l’avez vous fait dans des bouteilles plastiques?

Dans tous les cas, vous avez entre les mains des pieds de tomates dans un contenant. 

Il va falloir démouler le Flamby.

Voici trois étapes pour faciliter cette étape.

  • Trempez le plant avec le pot dans un fond d’eau.
  • Attendez que la motte soit totalement humidifiée. 
  • Pressez légèrement le pot, en pinçant avec votre pouce sur le fond du godet.

Le plant doit se dépoter facilement. 

Si vous les avez semé comme moi en bouteille, c’est généralement difficile de procéder ainsi. Il est nécessaire de couper la bouteille avec des ciseaux.

Attention! Une des erreurs courantes est de casser par inadvertance la tige. Ne me dites pas que cela ne vous arrivera pas, je l’ai fait cette année! 

Alors soyez minutieux. 

J’ai bien peur que vous me traitiez de mec ambivalent. Dans un instant, je vais vous ordonner de mutiler votre tomate.

Étape n°6: Retirez les feuilles à la base du plant

Oh que c’est cruel.

Vous allez couper les feuilles qui se trouvent à la partie inférieure de votre plant.

Je sais votre sentiment : vous avez choisi un joli plant chez votre maraîcher bio préféré qui a pris soin de vous expliquer comment il a conçu cette magnifique plante sans aucun engrais chimique. Et vous avez craqué devant tant d’ardeur et la beauté de ses plants (ou peut être celle du maraîcher?). 

Et maintenant un blogueur fou vous affirme qu’il faut détruire tout ce splendide travail!

Pas de panique. Ce geste ne fera qu’améliorer votre plant. Votre tomate saura très bien tirer son épingle du jeu. Promis.

L’essentiel est de préserver un minimum de feuillage. Ne jouer pas au lourdingue. Je n’ai pas dit de raser votre tomate. On veut de la photosynthèse! Conservez les feuillage du haut de la plante.

Voilà à quoi cela ressemble en image. Regardez.

Le but est d’obtenir une longue tige avec une touffe de feuilles au dessus. Un peu comme un plumeau.

Tomate dont on a retiré les feuilles
Une autre tomate en bouteille après passage chez le coiffeur. Une longue tige, prête à être enterrée

Nous allons désormais passer à l’étape cruciale de notre plantation, le secret tant attendu qui garantira le succès de votre culture.

Étape n°7: Placez les tomates en position couchée

Voilà, c’est tout.

Relisez attentivement : vous allez planter vos tomates horizontalement.

Si, si.

Cela semble contre intuitif au premier abord. 

Il faut reprendre un peu de physiologie. Observez attentivement la tige de votre tomate. Vous avez repéré ces petits poils blancs, tout du long ?

Poils de tomates vus de près

Vous avez vu ?

Eh bien, chacun de ces poils peut donner naissance à une racine. C’est ainsi que la tomate, à l’état naturel, peut améliorer son enracinement si elle touche le sol

Imaginez un peu le potentiel: si vous pouviez créer une nouvelle racine pour chacun de ses poils… vous pourriez multiplier de manière exponentielle l’enracinement de la tomate au sol! 

En un mot : une tomate renforcée, hyper résistante à la sécheresse.

L’impact est majeur pour la croissance de la plante. En enterrant une certaine longueur de tige, le résultat sera une production plus abondante de tomates.

Vous comprenez ?

tomate couchée

Fort de ce principe, beaucoup de jardiniers enterrent leurs tomates profondément en conservant leur position classique. C’est à dire toutes droites. 

Oui, ça marche bien.

Mais à condition de pouvoir creuser profondément et donc d’avoir un sol décompacté. Si vous débutez, vous n’avez peut être pas la chance d’avoir un sol très adapté.

Étés vous de ceux qui ont une terre lourde, compacte, très dure ?

Je sais ce que c’est. Je vous souhaite bon courage pour creuser les trous de plantation.

C’est là que tout l’intérêt de la position couchée: pas besoin de creuser profondément.

Voici la marche à suivre.

Couchez la tige pour qu’elle repose à plat sur le sol (ou tout du moins de manière inclinée, en orientant le feuillage côté tuteur. 

Votre plant doit être planté de telle sorte que les premières véritables feuilles soient placées au ras du sol. 

Tomate plantée horizontalement
Exemple avec une tomate semée en bouteille (ce qui explique la grosse motte)

Attention à ne pas casser la tige en l’inclinant, le plant est encore fragile à ce stade. 

Tomate plantée couchée
Une autre tomate, même principe.

“Mais elle est toute penchée, elle va pousser de travers?!”

Rassurez-vous: même si le plant est un peu incliné, la tomate se débrouillera toute seule pour se retrouver verticale par la suite.

Petite astuce pour faciliter le travail: préparez des tomates pré-penchées!

La veille de la plantation, posez vos plants de tomates à même le sol. Prenez soin de choisir une journée ensoleillée et sans pluie.

Tomate posée sur le sol
Allez, un p’tit somme

Laissez-les ainsi se reposer tranquillou au soleil.

Telles des managers hyperactifs en vacances à la plage, les tomates ont horreur de la farniente et ont l’envie irrépressible de se relever.

Le lendemain, vos tomates se seront naturellement inclinées. Elle auront relevé leurs têtes au ciel et auront formé un coude. 

Idéal pour votre plantation horizontale!

Je le répète, la technique du plant incliné est presque indispensable dans des sols lourds pour favoriser votre enracinement. Si vous ne comptez que sur les racines de la motte, vous jouez à quitte ou double. 

A bon entendeur …

Ne comptez pas non plus sur le contenu de la motte pour faire pousser vos fruits. Ni même sur votre terre d’ailleurs. 

On va tricher un peu.

Étape n°8: Incorporez du compost

Les tomates sont voraces. 

Comme toutes les plantes que l’on classe dans la catégorie des “légumes-fruits” (comme la courgette par exemple, comme vous le constaterez dans cet article où je liste toutes les erreurs idiotes que j’ai faites dans le passé )

9 erreurs idiotes à éviterabsolument

Pour fabriquer ces jolies fruits juteux, vous imaginez bien que cela pompe de l’énergie. Il faut leur fournir à “manger”. 

Bref, de la matière organique dans votre sol, il en faudra, et beaucoup.

Désolé pour les débutants et leur probable “semi-désert”: à tout coup, votre terre n’est pas assez riche.

Le but est d’améliorer la terre de votre potager.

Comme toujours, je suis un fervent adepte du compost, ce produit issu de la dégradation de vos restes de cuisine ou de déchets du jardin. 

Le compost, c’est un juste retour à l’envoyeur: vous recyclez de la matière organique pour la restituer au sol. La boucle est bouclée.

Alors comment fabriquer votre compost? Suivez les 79 conseils ultra-pratiques dans cette article complet. Le compost ne devrait plus être un secret pour vous.

Article 79 conseils pour obtenir le compost parfait

C’est votre première saison et vous n’avez pas eu le temps de constituer votre compost? Pas de problème: tournez-vous vers les plateformes de compostage de vos communes qui récupèrent tous les déchets verts de tailles, et qui vendent du compost en sac. 

Autre solution: il existe des produits fertilisants naturels dans commerce comme par exemple des fumiers mélanges à des algues marines. Prenez conseil auprès de votre jardinerie préférée.

Reprenons notre plantation: vous vous souvenez, nous avions retiré la terre de votre trou?

Prenez la moitié de cette terre. Mélangez-la à une quantité équivalente de compost. Pour une dose de terre, apportez une dose de compost. A la louche, vous devriez avoir utilisé au moins trois grosses poignées de compost.

Tas de compost et tas de terre
Moitié compost -moitié terre du jardin
Terre et compost mélangés
Et mélangez bien le tout.

Une fois que tout est bien mélangé de manière homogène, reboucher complètement le trou avec la mixture. Et tassez bien en surface. 

Tomate plantée horizontalement
Une tomate ravie, dans son « bain de compost »

L’erreur possible à cette étape est de ne pas donner assez de compost. En cas de terre trop pauvre, les fleurs risquent de dessécher et ne pas donner de fruit.

Vous ne feriez pas cette bêtise ?

Une autre bourde serait de confondre compost et terreau.

Le terreau n’a rien à voir avec du compost. C’est un substitut de terre, mais sa composition et sa richesse n’ont rien à voir avec celle du compost.

Voilà, les feuilles de vos tomate devraient être au ras du sol, et leurs tiges à proximité de chaque tuteur.

Parfait! Il nous reste quelques éléments pour terminer le boulot.

Étape n°9: Arrosez abondamment

Une fois toutes vos plantes bien installées, il ne faudrait pas oublier de leur apporter un élément indispensable: l’eau. 

C’est un élément crucial au moment de la plantation. Les tomates se retrouvent du jour au lendemain en pleine terre et à la merci de l’environnement. 

Vous imaginez le stress ?

Ne laissez pas vos tomates fraîchement plantées sans arrosage, elles ne vont pas apprécier le dérangement.

Arrosez pour permettre aux racines de la motte d’adhérer à la terre et au compost. 

Personnellement, je n’hésite pas à inonder. La terre absorbe rapidement le surplus d’eau.

Arrosage d'un pied de tomate
N’hésitez pas, cela améliorera le contact des racine avec la terre.

Comptez 3 à 4 L environ par pied à l’aide d’un arrosoir.

A l’inverse, n’arrosez pas le feuillage. Prenez tout de suite de bonnes habitudes. j’explique ça plus précisément dans mon guide complet sur la tomate.

Étape n°10: Recouvrez le sol avec un paillis

Le principe fondamental, qui devrait faire partie des 10 commandements du jardinier:

“Tu ne laisseras point ton sol à nu”

Un sol doit être toujours couvert. Je ne m’attarderai pas sur l’utilité indéniable d’une couverture au sol. Il y aurait beaucoup à dire.

Ce n’est pas qu’un moyen de limiter les arrosages.

Que se passe-t-il lorsque l’on couvre un sol d’un paillage? Il se produit 4 effets directs :

  • économie d’eau: il limite l’évaporation
  • désherbage : il lutte contre les mauvaises herbes
  • effet parapluie: il limite l’érosion des terrains en pente et l’effet de croutage en surface
  • fertilisation: il nourrit les organismes du sol donc les plantes

Convaincu?

Allez je vous en rajoute un: il peut améliorer votre sol. Fabriquer de l’humus. Mais c’est un travail à long terme.

Pour ça, vous devez déposer la couverture végétale en automne, et la laisser se décomposer pendant tout l’hiver. 

Et en pratique, qu’est-ce qu’on met?

De la paille, du foin, des feuilles mortes (s’il vous en reste), du broyat de haies, de la tonte de gazon… 

Tomate plantée dans un carré potager
La tomate et son paillage fait de foin. Mais j’aurais pu également vous présenter mes tomates sous feuilles mortes, sous paille..

Il n’y a pas de paillage idéal. Mais les paillages secs sont préférables car ils se décomposent plus lentement. La paille est plutôt intéressante pour ça.

Seul produit déconseillé en dépôt direct au printemps : le broyat de bois. 

Les tontes de gazon? Elles sont disponibles en quantité généralement énorme; Je vous conseille toutefois de les faire sécher avant de les déposer. Elles ont tendance à fermenter en couches épaisses.

Et voilà. Le tour est joué.

Vous avez placé votre paillis autour des pieds de vos tomates pour couvrir toute la terre nue. 

Il n’y a plus qu’à patienter. Et déguster.

Résumé

Et si nous résumions tout ceci en vidéo ?

Et pour vous ?

Alors, allez-vous tenter cette méthode chez vous ? Il vous suffit d’acheter des plants en godets dans le commerce et vous lancer. Même si votre sol paraît médiocre.

Et comment gérer la suite ? Si vous débutez, peut être que vous voudriez approfondir l’arrosage, la taille, la récolte. Peut être voudriez vous aussi connaître les meilleures variétés, et savoir comment installer tout ceci dans un carré potager ?

Je vous livre tous mes conseils dans mon guide pratique de 50 pages “Produisez vos première tomates”. C’est gratuit : il suffit de vous inscrire à la newsletter pour y accéder, et vous serez également informés de tous mes nouveaux articles. Cliquez ici.

Une dernière chose. J’ai besoin de savoir ce que vous pensez de cette article. Que vous aimiez mes blagues douteuses ou pas, si vous trouvez le contenu pertinent, merci de laisser un commentaire. Cela me motivera et m’aidera à améliorer la suite. C’est juste en dessous.

Catégories : Culture

20 commentaires

Anonyme · 12/05/2020 à 9:59

Bien détaillé, bien expliqué, merci pour tous ces conseils utiles.

François · 12/05/2020 à 11:22

Merci pour ce retour !

Phileas · 12/05/2020 à 2:58

Merci pour ce topo complet. Je vais suivre à la lettre et démarrer la construction d’un déshydrateur solaire, vu la quantité que je vais récolter.
Merci aussi pour tes blagues douteuses 😂

François · 12/05/2020 à 7:06

Merci pour tout ! C’est quoi un deshydrateur solaire , pour ma gouverne ?

Elodie · 13/05/2020 à 10:35

J’adore vos articles, ils sont tellement intéressants !! milles mercis pour votre travail
Et j’adore votre humeur, continuez 🙂

François · 13/05/2020 à 12:17

Merci infiniment Elodie pour votre commentaire très motivant. J’espère que ce travail vous aidera dans votre potager. Et n’hésitez pas à partager autour de vous !

Janne Jean-Pierre · 14/05/2020 à 3:15

👌 mais à quoi servent les bouteilles ?

François · 14/05/2020 à 4:44

Bonne question !;-)

Nathalie · 15/05/2020 à 12:22

Super cet article! Merci beaucoup. Et je que les bouteilles sont en fait des oyas, je vais en mettre au jardin cette année😀

Patricia · 15/05/2020 à 8:17

Voilà ce que je cherchais depuis longtemps pour oser me lancer😊 Et même si je suis nulle en jardinage je sais à quoi servent les bouteilles😉mon grand-père faisait pareil

Sophie · 15/05/2020 à 8:45

Super intéressant et instructif !

laeti · 15/05/2020 à 10:45

les bouteilles , c’est des ojas fait maison ? ^^

Karoui · 15/05/2020 à 2:13

Génial !!

François · 15/05/2020 à 6:27

Merci Nathalie! Désolé… ce ne sont pas des oyas , mais ça aurait pu !

François · 15/05/2020 à 6:28

Merci Patricia, et bonne saison ! Vous laissez le mystère des bouteilles our vous !

François · 15/05/2020 à 6:29

Merci Sophie! Au plaisir

François · 15/05/2020 à 6:29

Eh non Laeti…

François · 15/05/2020 à 6:30

Simple et efficace , merci Karoui !

Édouard · 16/05/2020 à 12:32

Juste… MERCI ! Je plante demain en suivant vos conseils… Et ensuite ? Pour tailler ou pas ? Effet serre ou pas ? Mon eau est récupérée de mon toit. Puis je alterner avec d’autres plantes pour occuper entre 2 plants de tomates ? Basilic ? Oeillet d’Inde ? Et sinon quel légumes ? Merci encore… !

François · 16/05/2020 à 11:36

Oui pas de souci avec les œillets d’Inde. Pour le basilic , pourquoi pas mais essayer de ne pas le mettre en plein soleil sinon il risque de cramer ! Je pense que vous trouverez plein d’autres infos dans le guide , si ça vous intéresse . Merci pour le commentaire et bonne saison !

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