Cultiver des courgettes: 9 erreurs idiotes à éviter absolument

Publié par François le

Je suis certain que vous êtes motivé comme jamais lorsque vous visionnez des vidéos de Youtube qui vous affirment que la culture des courgettes est facile.

Vous êtes persuadé d’avoir trouvé votre légume de prédilection du débutant. Après tout, même un gamin en maternelle sème des graines de courgettes dans des boites d’œufs. C’est bien la preuve qu’il ne faut pas avoir fait bac+5 pour parvenir à les faire pousser, non?

Et puis, tous les bouquins classent la courgette dans la liste des légumes faciles. Comble de ça, avec un maximum de productivité.

Pied de courgettes
Un splendide plant de courgettes en production de masse… pas toujours la réalité du jardinier débutant!

Mais soyez un peu honnête: à partir du moment où vous avez commencé sérieusement le potager, vous avez découvert que ce n’était pas une promenade de santé.

Vous avez déchanté devant vos semis qui ne montent pas, vos radis rabougris, vos salades montées en graine. Vous avez pleuré en vous comparant au potager de vos voisins, qui ont le malin plaisir de vous offrir leur rab de production.

Pourquoi la courgette échapperait à cette règle? Au final, comme tout légume, elle nécessite des soins.

Alors, hein, qu’on ne me la fasse pas.

Vous voulez que je vous dise une vérité?

Tous les jardiniers ont foiré eux aussi. Tous les Youtubers de renom sont passés par ce stade de débutant et ont galéré pour faire pousser une graine aussi fastoche que celle de la courgette. 

Même les auteurs de best-sellers du jardinage sont passé par les méandres de l’échec en cucurbitacées.

Mais ils ne le vous disent pas forcément.

Au fait, pourquoi je vous raconte tout ça?

Parce qu’avant de produire des courgettes convenables, je suis passé par des stades de désolation. Littéralement. Parce qu’avant de comprendre vraiment comment il fallait semer, planter et récolter ces délicieux légumes dans les règles de l’art, j’ai gâché beaucoup de temps et d’énergie.

J’ai commis de lourdes erreurs au potager. Ce n’est pas spécifique à la courgette. Mais devant cette plante prétendue simplissime, j’ai sérieusement douté de mes capacités. J’ai failli abandonné. Peut-être comme vous. Et sûrement comme beaucoup de jardiniers.

Dans cet article, j’ai souhaité lister mes plus grosses erreurs dans la culture des courgettes. Pour que vous puissiez les éviter.

Et pour qu’en fin de saison, vous ne vous lamentiez pas sur les résultats de votre carré potager. 

Car vous avez la main verte, c’est certain.

Je vous livre ma confession d’apprenti jardinier.

Erreur n°1: Être convaincu de la qualité exceptionnelle de sa terre

Retour en arrière. J’emménage dans une nouvelle maison en location. 

Par un beau matin de mai, les oiseaux chantaient. Après une première expérience de jardinage plutôt médiocre, je me lance bec et ongles dans le projet de potager en carrés. Un vrai.

J’ai visionné des tutos. Écouté des podcast prônant les principes de permaculture. Récupéré quelques informations dans des livres.

Bref, je suis prêt. Enfin c’est ce que je crois.

Je creuse simplement ma terre de jardin avec une pelle pour y déposer mes pieds de courgettes. Avec à peine un peu de terreau.

Car oulah! Il ne faut surtout pas bousculer ce beau monde. Au contraire: laisser la nature faire, ne pas déranger la vie du sol. C’est ce que m’a confié Maître Permaculteur.

Je suis convaincu de bien faire. Après tout, je recouvre ma plantation d’un superbe paillage de tontes de gazon. Je suis sur le point d’apporter toute ce qu’il faut pour exploser la fertilité. 

Ah, l’enthousiasme. 

Vous auriez bien rigolé en voyant ma tête lorsque j’ai observé mes pieds de courgettes quelques semaines plus tard. 

L’un avait la taille d’un nain de jardin. Rien à voir avec la photo de mon livre sur les carrés potager ! L’autre avait carrément passé l’arme à gauche.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que la courgette fait partie des légumes gourmands.

Vous voyez, le genre de personnes qui s’inscrivent à des concours du plus gros mangeur de hot-dogs ? Pareil.

La courgette ne rigole pas avec les apports organiques

Pour faire simple, je ne l’avais pas assez rassasiée.

La courgette n’est pas seule dans ce cas. Dans ce groupe de voraces, on retrouve la tomate, les aubergines, les poivrons, les pommes de terre. Mais attention au délit de faciès, ce n’est pas la taille du fruit qui compte: même les fraisiers appartiennent à la race des gloutons (comme vous pouvez le découvrir dans cet article complet).

Il suffit de lire tous les livres pour le savoir, mais ce détail a du m’échapper à l’époque.

Extrait du Guide Terre Vivante du Potager Bio
C’est pourtant écrit en gros partout …
(source : Le guide Terre Vivante du Potager bio)

Tous ces légumes et fruits sont très exigeants en matière organique, comme un nouveau-né qui réclame le sein de sa mère.

Puisque vous ne donnez pas assez d’éléments nutritifs à votre courgette, elle ne grossira pas. Logique. Vous vous contenterez d’une vulgaire pied tout droit issu du monde des Lilliputiens.

Désolé de vous l’apprendre, mais la terre de la majorité des jardins n’est pas bonne. Et le monde du jardinage est cruel, car tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

“On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on choisit pas non plus la terre du potager, pour apprendre à planter…”

Chanteur adepte du plagiat

Avez-vous réfléchi au type de terre que vous aviez entre les mains ? 

Avez-vous récupéré la parcelle de potager de votre vieille tante, qui l’a travaillée depuis des années, à force d’apport de fumier ou de compost?

Votre jardin est-il une ancienne prairie naturelle, où grouillent des milliers de vers de terre, inlassables travailleurs du sol?

Ou êtes-vous l’heureux propriétaire d’une maison flambant neuve, entourée d’un jardin en terre de remblais?

Dans les deux premiers cas, vous avez bien de la chance. Dans la dernière situation, je vous souhaite bon courage.

Votre terre ne doit pas être très vivante. Compactée par l’usage des engins de chantier. Peu aérée.

Je le répète, peu de jardiniers peuvent s’enorgueillir de mettre les mains dans une terre “franche”, végétale, équilibrée, riche en d’humus. Et quand bien même c’était le cas, les plus aguerris apporteraient QUAND MÊME un fertilisant lors de leur plantation de courgette.

Oh, je vous vois venir. Vous allez me parler de paillis.

Je sais que c’est tentant de croire que vous allez améliorer votre terre du jour au lendemain en la recouvrant d’un beau paillage. Mais c’est un doux rêve.

Laissez-moi développer un peu, avant de m’envoyer un commentaire incendiaire. 

Je ne dis pas que le paillage ne sert à rien. C’est même excellent. Et obligatoire selon moi, pour maintenir l’humidité et protéger le sol.

Votre paillage, selon sa nature, pourra apporter des éléments nutritifs à court terme, facilement assimilables par votre courgette.

Mais pour améliorer plus notablement la nature du sol, il faudra du temps, laisser une couverture végétale adaptée plusieurs mois avant culture, afin de créer de l’humus. 

Mais vous savez quoi ? La encore, il y a de grandes inégalités. 

“Potager de tous les pays, unissez-vous ! “

Tout bon jardinier sans travail du sol vous montrera fièrement son sol grumeleux après plusieurs mois sous un couvert végétal de feuilles mortes, de paille ou de foin. Il bombera le torse en exposant sa terre souple comme du couscous.

Ce n’est pas toujours aussi rose.

Si votre terre est très argileuse, très compacte, les vers de terre et autres organismes dégraderont une bonne partie de votre paillis et amélioreront  les premiers centimètres de sol.

Mais il faudra s’armer de patience pour voir son sol s’améliorer physiquement, limiter son aspect compact et devenir grumeleux comme un couscous royal. Regardez cette vidéo du Potager d’Olivier: vous comprendrez que lui-même a dû continuer l’apport de matières organiques sur plusieurs saisons avant d’envisager d’arrêter de décompacter sa terre.

Revenons à notre courgette.

Comment faire en pratique, quand on débute, pour assurer le couvert et le gîte à votre chère plante à qui vous offrez un vieux studio décrépi ? 

Tout simplement en prémâchant le travail: en apportant un fertilisant.

Vous débutez. Voici le moyen le plus simple pour fertiliser: le compost.

La preuve: on n’a pas vu d’autres légumes mieux pousser sur un tas de compost que les courgettes.

L’idéal est de pouvoir fabriquer son propre compost à partir des vos déchets de cuisine et du jardin. 

Vous n’en avez jamais produit? Le monde est vraiment bien fait: je vous donne 79 conseils pour fabriquer le compost parfait dans cet article.

Si vous débutez et que vous n’avez pas de compost, il existe deux solutions :

  • faire un saut en déchetterie et plate-forme de compostage: les communes proposent généralement à la vente du compost de déchets végétaux à un prix dérisoire.
  • acheter un équivalent de fertilisant dans le commerce: vous trouverez des sacs de fumier composté enrichi en algues marines, par exemple.

Le jour de la plantation, faites un trou assez large pour déposer votre pied de courgette. Décompactez bien la terre à cet endroit, et apportez une grosse dose de compost.

Combien mon capitaine? Environ 3 kg par pied

Il vaut mieux trop, que pas assez.

Avez ça, votre pied de courgette est paré au décollage.

Ne partez pas triomphant, il y a un autre facteur clef à maîtriser. Je vais vous expliquer tout de suite pourquoi mon deuxième pied a dépéri.

Erreur n°2: Laisser le sol sec comme le Sahara

J’ai vraiment cumulé les aneries cette année là.

Mon deuxième plant de courgette étaient exposé plein sud. Parce que j’avais appris que cette plante était un “légume du soleil”. Autant dire qu’elle se retrouvait dans une belle fournaise.

Mais j’avais un remède imparable pour les gestion de l’eau.

Le paillis.

La couverture végétale du sol. Le mulch.

Ce principe prôné par les aficionados du non-travail du sol, du jardinage biologique, de la permaculture, allait me délivrer du dure labeur de l’arrosage.

“Le paillis limite l’évaporation”, me disais-je, avec la fougue d’un cheval au galop, “je n’aurai plus qu’à arroser de temps à autre, le soir, en sortant du boulot.”

Le résultat? 

Après quelques jours de canicule, il était déjà trop tard. Malgré quelques arrosages de rattrapage, Madame Courgette s’en était allée  au paradis des cucurbitacées.

Vous saisissez d’où vient le problème ?

La courgette est comme vous. Elle adore le soleil. Mais quand il s’agit de rester plantée en plein cagnard, elle sue à grosses gouttes. Ses grandes feuilles amplifient le phénomène.

L’eau c’est la vie. 

Oui, j’avoue, cette phrase semble sortir tout droit d’une publicité Volvic, mais c’est une réalité. Une plante ne peut pas croître sans eau. 

Et vous ne faites pas pousser de cactus dans votre potager, à ce que je sache.

Faites moi un aveu… N’avez vous pas un moment imaginé un potager sans arrosage? Ne seriez-vous pas tenté d’y croire en découvrant des tomates au pouvoir prodigieux, “sans aucun arrosage” dont les graines ont été sélectionnées avec soin, saison après saison pour leur résistance?

Et le paillis “parfait” qui préserverait le jardinier de toute utilisation d’arrosoir?

Non, non et non.

L’absence d’arrosage au potager est un mythe.

Avec les paillis, vous limitez vos arrosages. Leur pouvoir tient au fait qu’ils freinent énormément l’évaporation. Ils permettraient de réduire par quatre les besoins d’arrosage. Énorme! C’est donc un élément indispensable de tout bon jardinier.

Les rares personnes qui arrivent à limiter drastiquement leurs arrosages ont travaillé leur sol, l’ont amélioré, années après années, par apport d’amendements. En produisant de l’humus, il ont transformé leur sol en une éponge naturelle.

Mais je suppose que ce n’est pas votre cas, puisque vous débutez.

Le sol pour une plantation de courgette doit impérativement rester frais et humide. C’est souvent difficile à maîtriser, même avec un paillis, surtout pendant les deux mois de juillet et août. Il faut donc arroser.

Vous voilà prévenu. Maintenant, quelques conseils pratiques. 

La veille de la plantation, creusez le trou qui accueillera votre pied de courgettes et videz entièrement un arrosoir de 10 litres. Cela peut paraître énorme, mais vous humidifierez convenablement la zone de plantation.

Une fois plantée, paillez. Votre couverture végétale doit être épaisse. La paille est un bon matériau, elle est plutôt sèche et se décompose lentement.. Elle améliorera le sol à plus long terme. 

Si vous pouvez, apportez une sous-couche de tonte de gazon, riche en azote, qui se décomposera rapidement et apportera des éléments à court terme. Et recouvrez le tout de paille. 

Pour le suivi, il n’y a pas de règle fixe: votre sol, votre climat, la météo sont des facteurs à prendre en compte pour adapter les arrosages. 

N’arrosez pas forcément trop fréquemment. Préférez moins souvent, mais à chaque fois une gros volume d’eau. 3 à 5 litres par pied, soit un tiers de votre arrosoir environ.

Prenez le temps de placer votre doigt dans le sol. Pour vous situer, vous devriez ressentir l’équivalent d’une éponge essorée après la vaisselle. Et ne me rétorquez pas que vous utilisez un lave-vaisselle.

Un moyen facile de voir que votre courgette manque d’eau? Les feuilles s’affaissent. Imaginez Tintin et le Capitaine Haddock perdus en plein désert, le dos avachi. Idem.

Et faites attention lors de vos départs en vacances à la mer: arrosez copieusement avant de partir, et dans l’idéal faites vous aider par vos voisins.

L’arrosage doit être réalisé, mais pas n’importe comment. Ne faites pas l’imbécile comme moi. Je vous raconte tout ça.

Erreur n°3: Se prendre pour une fontaine de Versailles

Quel idiot.

Mes échecs passé m’ont tellement agacé que j’ai du prendre le taureau par les cornes. Il fallait arroser et encore arroser.

A la tombée de la nuit, je m’appliquais à asperger de long en large mes plants de courgettes.

Vous ricanez ?

Observez un débutant mal informé, et vous tomberez à coup sûr sur ce drôle de phénomène: l’envie surprenante de vouloir imiter un système d’arrosage automatique.

Mec qui arrose
58, 59, 60 …

Le gros problème avec cette habitude, c’est que cela favorise les maladies.

“Pas sur les feuilles, bon sang !” vous clamera le vieux jardinier du coin.

Qu’y a-t-il de mal à cela ?

Le mouillage des feuilles ne va pas signer l’arrêt de de mort de votre courgette, mais cela peut sérieusement y contribuer;

Pour vous faire une idée de l’état de mes courgettes à cette période, il faut s’imaginer la tête d’un boulanger à la sortie de son pétrissage : recouvert de farine.

Voilà à quoi ressemble une courgette touchée par l’oïdium ou maladie du blanc : 

Oîdium de courgette
Pas joli-joli

La maladie est liée à des spores de champignons, et se diffuse de plantes à plantes. Elle est favorisée par l’humidité et le manque d’aération.

Et donc, l’arrosage en pluie. Pour peu que la météo tourne à l‘orage, vous avez un véritable bombe à retardement.

Bref, vous l’aurez compris:placez votre goulot d’arrosage au pied de la plante.

Si vous avez vraiment envie d’automatiser votre arrosage, tournez-vous vers un goutte à goutte. Refusez les arrosages en pluie, gardez ça pour le gazon.

Quant à l’oïdium, il est un peu inévitable en fin de saison. Mais c’est un moindre mal car vous aurez réussi à produire des tonnes de courgettes avant.

L’essentiel, c’est que vous ne vous laissiez pas envahir en début de saison, au risque de nuire à votre production. Dès que vous voyez une feuille touchée en début d’été, ne faites pas l’autruche: arrachez-la. Vous aurez éviter la propagation.

Un des moyens classiques de lutte consiste à pulvériser du lait dilué dans de l’eau. Le Potagiste l’explique très bien dans cette vidéo.

Voilà pour l’arrosage. L’erreur suivante est assez courante chez les personnes qui n’ont jamais fait de potager et qui ne savent pas à quoi ressemble un pied de courgette au pic de la saison.

Erreur n°4: Croire en la dilatation de l’espace

Avoir peu d’espace au potager, je sais ce que c’est.

Voilà le printemps. Vous avez décidé de consacrer votre temps libre à l’installation d’un ou deux carrés de potager. Vous avez déjà envisagé de planter les incontournables tomates, quelques salades, un peu d’aromates. Alors il ne reste plus beaucoup de place.

A la jardinerie, vous vous êtes dit : “Il me faut de la courgette. Un potager sans courgette, c’est comme un avion sans ailes.”

Et je sais ce qui s’est passé: gagné par la fièvre acheteuse, vous voilà avec cinq pieds dans le coffre de la Clio.

Vous avez cherché à caser vos plants dans vos minuscules carrés.

En fait, vous avez eu le même raisonnement que celui qui vous affirme, le jour du départ à la mer,  que les cinq valises pleines à craquer vont rentrer dans le coffre de la même Clio.

Vous avez le droit de planter vos pieds de courgettes à 30 cm l’un de l’autre. C’est votre choix. Mais ça ne passera pas.

Vous savez, je vous taquine, mais j’ai fait exactement la même erreur.

Vous avez déjà vu à quoi ressemble un pied de courgettes mature?

Pas la courgette rachitique sans compost ni eau. Non: je vous parle de la plante bien portante.

C’est un mastodonte:

Plant de courgette au mois d'août
Imaginez la taille dans un petit carré potager…

Un plant de courgette peut atteindre 1 mètre de diamètre. De quoi voler la place à de nombreux légumes avoisinants.

Ce qui vous induit en erreur, c’est qu’à la mise en terre, vous plantez des courgettes de la taille d’un enfant. 

Faites comme sur l’autoroute: respectez les distances de sécurité. Ne plantez pas de courgettes à moins d’un mètre l’une de l’autre.

Laissez de l’espace autour du plant, même s’il vous paraît ridicule au premier abord.

A titre d’exemple, si vous créez un carré potager de 1,2 m de coté, vous ne pouvez placer qu’un seul pied. Et encore, positionnez-le dans le coin pour qu’il puisse s’étendre un peu à l’extérieur.

Autre chose: la courgette forme de l’ombre autour d’elle. Cela peut être délétère pour certaines plantes, mais idéal pour d’autre. Pensez par exemple au basilic, qui se plaira sous ces parasols naturels..

Maintenant, il est temps de parler de fleurs.

Erreur n°5: Ne pas lire les fleurs du mâle

Flashback.

Première maison en location. Premier jardin. 

J’achète ma première tondeuse. Vous savez, généralement le moment où on se dit que que l’on a passé un cap dans sa vie…

La folle envie de potager m’envahit, et je décide de créer simplement un petit espace. Et comme tout bon débutant, je me fournis en plants prêts à l’emploi en jardinerie.

Un peu comme dans un jeu de hasard, je pioche des plants qui me paraissent sympas. Entre un godet de persil, une tomate, et des salades, je choisis un plant de courgette.

Quelques semaines plus tard, un buisson s’étend. Plein de promesses.

Vous savez quoi? J’ai attendu… Mais rien.

Des fleurs, mais pas de courgettes à l’horizon. Je les attends toujours.

Mais alors? Qu’est ce qui n’est pas allé?

A vrai dire, j’avais tous les signes de souffrance du plant devant les yeux, mais je ne les connaissais pas. 

S’il y a bien une chose que vous devez appréhender sur les courgettes, ce sont leur fleurs.

Un peu comme pour les prises électriques, certaines sont mâles, d’autres femelles. Un même pied de courgette possède les deux types en même temps.

Autrement dit, la plante ne possède pas les organes mâles et femelles dans la même fleur.

Vous saisissez la logique?

Pour qu’il y ait fécondation, et donc un légume, un insecte pollinisateur doit passer d’un fleur mâle à une fleur femelle pour y répandre du pollen. Comme un malpropre.

Autre conséquence: si votre pied de courgette présente uniquement des fleurs mâles … il ne va pas se passer grand chose.

Si j’avais su ça à l’époque, j’aurais pu suspecter plus précocement que quelque chose clochait sur mon pied. Après plusieurs semaines, j’ai découvert qu’il n’y poussait que des fleurs mâles.

Dans votre potager, quand votre plant grandit, prenez l’habitude d’observer et de reconnaître vos fleurs. Pas besoin d’être un docteur en botanique, il y a un moyen tout simple pour les distinguer.

Observez la tige. Une fleur femelle possède une mini-courgette. Un début de légume. Un bébé courgette. C’est de là que poussera votre future légume. Vous voyez ? 

Fleur femelle de courgette
Une fleur femelle et sa courgette en miniature

Une fleur mâle présente une tige sans rien.

Regardez, c’est assez parlant:

Fleur de courgette mâle
Vous ne voyez rien à part la tige ? C’est une fleur mâle.

On peut aussi les différencier en observant le centre, mais franchement, pas besoin de se casser la tête.

Au tout départ de la saison, ne vous faites pas de mouron, il est tout à fait normal de ne voir que des fleurs mâles. 

Dieu a créé Adam … puis Eve … patientez ! 

En général, les fleurs femelles prennent un peu de retard, elles apparaissent plus tardivement. Avec leur cortège de courgettes. 

Par contre, si au fil de semaines, vous observez 10 fleurs mâles pour une fleur femelle (le syndrome “piste de danse en fin de soirée” ), voire aucune fleur femelle, votre plante souffre probablement.  Alerte. 

Reprenez les paragraphes précédents et faites votre enquête: pas assez d’eau? Pas assez de nutriments dans le sol? Pas assez de soleil ?

Il y a d’autres raisons de bien connaître les fleurs mâles et femelles. Je vous expliquerai dans deux minutes. En attendant, parlons d’un cas d’école.

Erreur n°6: Être impatient comme un collégien à son premier rendez vous

Vous savez quoi ?

Je suis sidéré de découvrir à quel point les débutants ne respectent pas le calendrier des semis et des plantations. Il suffit de lire les commentaires et questions sur les réseaux sociaux pour faire ce constat.

Ceci dit, on se sent tout de suite un peu moins seul…

Est ce que vous êtes de ce genre? Le genre de personne à ne pas lire les consignes des sachets de graines ou de plants en pots? 

S’il y a bien une qualité qui s’acquiert avec le potager, c’est la patience. 

Je trouve vraiment désolant de voir défiler toutes ces photos de courgettes (mais aussi de tomates) anéanties par un coup de gel fin avril. Les feuilles abattues vers le sol. Tout simplement parce qu’elles ont été plantés trop tôt. 

S’il vous plaît, un peu de logique. 

La courgette est une vraie frileuse. 

Le moindre coup de froid, et le prêtre du coin pourra lui faire l’extrême onction.

Situation non maîtrisable pour une courgette.

Alors attendez qu’il fasse assez chaud à l’extérieur pour la planter, au mois de mai.

Vous souhaitez faire vos propres semis? Même logique.

Faire pousser vos pieds à partir de graines dans des godets pour les mettre en terre par la suite, en voilà une excellente idée. S’il y a bien un semis “relativement” simple à réaliser, c’est celui de la courgette: grosse graine, pousse rapide.

En 3 à 4 semaines, à température suffisante, votre plant en godet sera prêt. 

Stupéfiant.

Croissance de courgette
Semis le 14 avril => 22 avril (photo 1) => 25 avril (photo 2) => 01 mai (photo 3). Quelle vitesse!

Mais s‘il vous plaît, un peu de rigueur. 

Réfléchissez un minimum à la date de votre semis. L’arrivée des beaux jours ne signifie pas que l’on sème tout et n’importe quoi en même temps.

Semer des courgettes début mars pour les planter à l’extérieur en pleine terre 4 semaines plus tard, c’est une hérésie.

A l’extérieur, votre pied a toutes les chances de se prendre un coup de froid.

“Oui, mais si je laisse le pied dans le pot à l’intérieur de la maison, un peu plus longtemps, en attendant de planter ?” 

Ça craint aussi. La plante doit rester grand maximum 4 semaines dans son pot, sous peine de se fragiliser. On ne peut décemment pas imaginer la laisser dans un godet pendant 2 mois.

Bref.

Vous voulez une astuce simple pour le calendrier de plantation en pleine terre des pieds de courgettes pour un débutant?

Lisez attentivement: repérez les Saints de Glace dans le calendrier. Respectez-les. Ne plantez pas de courgettes avant. 

Basta.

Les Saints de Glace correspondent à des dates du calendrier qui tombent à la mi-mai:  risque de gelées après cette date = quasi nul.

Pour les semis des graines, comme il faut prévoir un mois de pousse, cela vous ramène à mi -avril. Plantez 2 à 3 graines par pots, et laissez au chaud.

Oui, je sais que des jardiniers se feront un malin plaisir de commenter qu’ils ne respectent pas ces vieilles coutumes de Saints de Glace, qu’il y a de grandes variations entre les régions, que c’est totalement “has-been”, puisqu’avec le réchauffement climatique, il n’y a plus de saison et …

… ils auront raison !

Les régions en France Métropolitaine sont très disparates, et dans certaines zones au sud, on peut largement avancer les semis et plantations de la plupart des légumes. Au contraire, certains jardiniers en altitude ne joueront pas avec le feu.

D’une année à l’autre, la météo change, et peut vous amener à modifier vos habitudes en anticipant ou au contraire retardant les plantations.

Mais pour éviter toute mauvaise surprise, en tant que débutant, faites simple. Lisez la recette de cuisine. Faites-vous la main. Par la suite, si vous constatez que vous pouvez dévier, faites-le. 

C’est le moment de passer à l’erreur numéro 7.

Erreur n°7: Adhérer au principe de l’immaculée conception

Revenons à nos fleurs. 

Si vous avez bien suivi, il faut qu’une bébête vienne taquiner le pistil de la fleur mâle, se charge en pollen, et vienne se frotter à une fleur femelle.

Si tout se passe bien, vous devriez recevoir le faire-part de naissance dans les jours qui suivent.

Mais vous constaterez que la vie n’est pas si simple. 

Bien souvent, voilà ce qui se passe: les bébés courgettes de vos fleurs femelles ne grandissent pas. Tout devient marron, et pourrit.

Vos espoirs s’effondrent.

Dans cette histoire, il y plusieurs facteurs qui entrent en jeu, mais en voici deux importants : 

  • il faut des fleurs mâles et femelles au même moment
  • il faut des insectes pollinisateurs

Dans votre potager, ne laissez pas un plant de courgette seul comme un célibataire sur meetic. Plantez-en toujours au minimum deux.

Je m’explique: un pied va développer des fleurs au fil du temps, mais en nombre restreint à un instant T. Comme vous le savez aussi, notamment au début de la saison, la plante de présente que des fleurs mâles. 

Cela ne fait pas beaucoup de chances de “match” , tout ça.

Au contraire, en intégrant plusieurs plants dans votre jardin, vous augmentez la probabilité qu’une fleur mâle s’ouvre au même moment qu’une fleur femelle.

Jouez à l’agence matrimoniale: favorisez les échanges et vous favoriserez les chances de fécondation.

Une autre astuce que j’ai découverte plus récemment: étalez vos semis. 

Au lieu de planter tous vos plants à la mi-mai, faites ceci : 

  • à la mi-mai : plantez un pied que vous aurez semé au préalable en godet au chaud
  • Deux semaines plus tard, début juin, plantez directement votre graine en pleine terre. Un plant va pousser très vite, émettre beaucoup de fleurs mâles, qui seront les “partenaires” parfaites pour les fleurs femelles du premier plant.
  • Refaites un semis en pleine terre début juillet pour obtenir un troisième plant.

Vous faites coup double: vous favorisez la fécondation et vous étalez votre production sur la saison. 

Pas mal, non ?

Mais il reste des cas désespérés. Des jardiniers attristés de constater que les fleurs pourissent, malgré tous leurs effort. J’ai été dans ce cas.

La faute à qui ? Les insectes pollinisateurs, qui n’ont pas fait leur boulot? Quels fainéants ….

Peut-être sont-il tout simplement absents dans votre jardin.

Dans ces situations, il vous reste un espoir: la procréation médicalement assistée!

Vous verrez, ce n’est pas très compliqué de prendre la place d’une abeille. 

Et à ce jeu, pas besoin de costume de Maya.Il vous faudra mettre la main à la pâte et faire une pollinisation manuelle. 

Vous connaissez déjà les fleurs mâles et femelles, vous n’avez plus qu’une chose à faire: déposer du pollen de l’un à l’autre.

Détachez une fleur mâle. Retirez les feuilles. Il ne vous reste plus que les étamines formant un prédoncule au milieu.

Choisissez une fleur femelle (celle qui vous plaît le plus…)

Déposer le pédoncule de la fleur mâle au centre de la fleur femelle, et frottez.

Ah, l’amour …

Si le cœur vous en dit, vous pouvez déposer du pollen dans plusieurs fleurs avec le même, tant qu’il reste du pollen dessus.

Nicolas du blog “Potager Durable” l’explique très bien en vidéo.

En appliquant ces gestes, vous devriez voir pousser de magnifiques courgettes les jours suivants.

D’ailleurs, ne soyez pas trop ambitieux, vous allez comprendre pourquoi.  

Erreur n°8: Jouer à celui qui aura la plus grosse

Ça aussi, c’est une erreur courante.

C’est encore la faute de vos vacances à la mer.

Vous profitez du beau ciel bleu de la Côte d’Azur sur la plage. Pendant ce temps, votre pied de courgette produit. Il se sent bien seul à la maison.

Alors il se focalise sur un seul fruit. Vous savez, la minuscule courgette que vous aviez laissée sur le pied, avant de fermer le coffre de la Clio (à propos, vous avez réussi à faire tenir les cinq valises ?). 

Au retour de vacances, vous pensiez trouver votre pied plein à craquer de courgettes comme votre boite aux lettres de prospectus. 

Mais voilà le constat: une seule et unique courgette grosse comme un éléphant. Dure et pleines de graines.

Un bon conseil: dans votre check list de vacances, en dessous de “fermer le gaz”, ajoutez “cueillir les courgettes”

Car si vous oubliez un fruit sur un pied, la plante va concentrer toute son énergie sur un seul fruit. La courgette pousse à vitesse grand V. Elle passe d’un stade de petit fruit bien tendre à une grosse courge dure et remplie de graines.

Regardez par vous-même : voilà à quoi ressemblait ma courgette en rentrant de voyage:

Courgette trop grosse
La grosse Bertha

La courgette doit se cueillir lorsqu’elle atteint 15 à 20 cm: elle a franchement un meilleur goût. Au delà, elle reste tout à fait mangeable. Réservez-en une pour conserver des graines, que vous pourrez planter l’année suivante. 

Pour résumer, récoltez les courgettes jeunes, au fur et à mesure.

Et lors de vos absences prolongées, retirez-les toutes des pieds. Profitez-en pour virer les fruits avortés et les fleurs femelles ouvertes. Vous serez plus serein.

Déjà pas mal d’erreurs listées, hein? 

Je garde le meilleur pour la fin.

Erreur n°9: Sous-estimer le pouvoir dévastateur des gastéropodes

Apothéose de la loose.

Nouvelle saison au potager. Ma 5eme année de potager. Autant dire que j’avais accumulé le savoir et les expérimentations.

J’appliquais les méthodes de non travail du sol, j’apportais un paillage adapté plusieurs mois à l’avance, pour laisser les organismes du sol faire leur travail. 

Je produisais mes plants, plutôt que de les acheter. De superbes plantes aux feuilles élancées.

Quel boulot.

Par un beau matin de mai, les oiseaux chantaient (encore). Moi aussi: J’avais planté mes chères progénitures dans un havre de paix, riche en humus, deux jours auparavant. J’allais juste observer leur développement, pour le plaisir des yeux..

Vision d’horreur.

Devant moi, la tige de mon pied de courgette était dévorée. Le plant avait tout bonnement été amputé d’une de ses feuilles, et la seconde étaient à moitié sectionnée. Là-bas, dans l’autre carré, la même scène. Une vraie boucherie, digne d’un film de guerre.

J’en avais les larmes aux yeux. 

Les plants n’ont pas survécu.

Qu’avais-je fait pour mériter l’anéantissement de tout ce travail laborieux ?

Je vais vous le dire: comme l’équipe du Brésil face aux français en 98,  j’ai sous-estimé mes adversaires.

De redoutables adversaires

Vous non plus, vous ne pensiez pas que les limaces et escargots étaient capables de s’attaquer à des tiges aussi grosses et hautes? 

Pourtant si.

Ces bestioles ne sont pas que des bouffeuses de laitues. Je m’étais clairement fait avoir comme un bleu dans le passé (80% de mes laitues avalées goulûment), mais je n’étais pas préparé à ça pour les courgettes!

Le pire de tout, dans cette histoire, c’est que j’avais favorisé la prolifération de ces animaux.

Cherchez bien: si vous étiez une limace, où aimeriez-vous loger ?

Je vous le donne en mille :la paille que j’avais déposée en grosse épaisseur. Mais le principe s’applique à une majorité de couverture végétale : foin, feuilles mortes…

Les gens réagissent d’un extrême à l’autre face aux limaces au jardin: du jardinier qui emploie l’attaque chimique de masse, à celui qui ne voudrait toucher pour rien au monde à la vie de ces êtres de la Nature. 

Les limaces ont leur place dans l’écosystème de votre potager, c’est vrai. Et il est d’ailleurs intéressant de comprendre le rôle de ces petites bêtes pour y faire face.

Faites une pause sur cette vidéo d’Hervé Coves très intéressante.

Alors qu’allez vous faire? Laisser vos jolies plantes se faire décapiter au nom du respect de la biodiversité? Ou tenter de prévenir la catastrophe ? 

Je ne sais pas vous, mais je préfère la deuxième solution.

Pour moi, “laisser faire” est tout bonnement suicidaire. Je comprend le principe de conserver un maximum de biodiversité. Mais le potager doit rester avant tout une histoire de plaisir, et aboutir à une production de légume, non?

La question qui trotte dans votre tête est la suivante : “OK, mais comment je fais, moi, pour empêcher ce carnage ?”

Vous pourrez consulter une liste interminable d’astuces de grand-mère contre les limaces. Parmi elles: les coquilles d’œufs, le marc de café, les cendres de bois, le cuivre … Et j’en passe.

Pour moi, bon nombre de ces conseils sont peu efficaces, sujets au caprices de la météo et donc peu utilisables à long terme.

La solution la plus couramment citée, et qui semble fonctionner, consiste à prendre sa lampe frontale, et à partir en expédition la nuit avec sa lampe frontale à la pêche aux limaces et escargots.

Personnellement, je n’en ai pas le courage! Mais elle peut vous convenir.

Autre moyen: confectionner une barrière.

Un mur de Berlin infranchissable. Je teste ce genre de protection fabriquée à partir de bouteille plastique. La pente n’est pas de tout repos pour nos amis les gastéropodes qui préfèrent abandonner en chemin.

Une astuce tirée d’un groupe Facebook sur le potager

Retirez le paillage, vérifier qu’il n’y a pas de limaces ou escargot cachés en périphérie de votre pied, et placez l’anneau en les enfonçant un peu dans la terre. Vous pourrez le retirer ultérieurement lorsque le plant aura grandit. 

Dernière option. Ça va jaser … 

Mettre du Ferramol. 

Ce produit est vendu sous forme de granules que l’on dépose autour de plants. Les limaces les ingèrent. Comme après un bon repas de Noël en famille, elles cessent d’avoir faim, et préservent vos plantes. Elles repartent dans leur abri et y meurent.

C’est un produit plutôt efficace.

L’avantage énorme de ce produit est qu’il est utilisable en agriculture biologique. Il n’a pas d’effet toxique sur les animaux domestiques contrairement à certains neurotoxiques. Cela vous évitera de devenir le serial killer des chats du voisinage.

Comme tout produit, il faut savoir l’utiliser avec parcimonie. Alors respectez les précautions d’emploi, épandez- le en quantité limitée et sur la période critique du mois de mai.

Et maintenant ?

Alors, vous voyez ? 

J’ai vraiment gâché des graines, des plants, du temps et de l’argent avant d’y arriver et de vraiment récolter de belles courgettes. Je vous jure que beaucoup de gens y sont passés.

Les vieux de la vieille ne font pas d’erreurs… mais en ont probablement faits dans le passé.

Vous serez encore confronté à de mauvaises blagues. Le coup du sort, la météo qui s’acharne contre vous. Le chat qui se prend pour Godzilla sur votre terrain.

Ce sont de sales moments.

Pour les autres erreurs, vous êtes informé. Comme pour la pâtisserie, respectez les recettes à la lettre. Il ne vous viendrait pas l’idée de changer du lait par du yaourt ou de diviser la quantité de farine par deux. Faites-vous la main, saison après saison. A mesure des années, vous pourrez faire quelques diversions et tester vos propres expériences.

Faire des erreurs en jardinage est une chose normale, il n’y a pas honte à avoir.

L’essentiel est d’être tenace.

Maintenant vous savez tout. Quand je repense à mes plantations des années passées, je rougis. Mais j’ai parcouru un petit chemin et aujourd’hui, j’estime faire les choses le plus correctement possible.

Commencez par semer des graines dans deux godets.  Procurez du compost. Il va se passer une chose formidable : vous enchaînerez les cueillettes de courgettes pendant tout l’été. Votre famille et vos amis autour de la table vous remercieront, croyez moi.

Merci d’avoir lu cet article. Vous aussi, vous avez peut-être des erreurs à partager? Si vous vous êtes dit en me lisant “Tiens, François n’a même pas pensé à ça?” ou bien “Il raconte vraiment n’importe quoi!”, n’hésitez pas à faire partager votre retour dans les commentaires.  Enfin si ce contenu vous a plu et que vous pensez qu’il peut être utile à d’autres jardiniers en herbe, partagez-le sur votre réseau social préféré. Bon potager!

Catégories : Culture

19 commentaires

Jules · 03/05/2020 à 12:22

Tout simplement GÉNIAL !!! Merci pour votre expérience.

François · 04/05/2020 à 2:51

Merci Jules pour ce premier commentaire. Ravi que ça vous plaise, et surtout je vous souhaite une bonne saison pleine de courgettes !

ROGER lenthiez · 05/05/2020 à 10:24

merci,trés bel exposé simple à lire et à comprendre et trés encourageant pour perpétuer un loisir qui n’a pas de fin ni de faim et tout cela avec le chant des oiseaux.

Anonyme · 05/05/2020 à 8:54

Merci. C’était très plaisant de vous lire.

François · 05/05/2020 à 11:48

Merci , c’est très gentil

François · 05/05/2020 à 11:49

Quel poète ! Merci pour ce message et bonne saison

Souville Florence · 06/05/2020 à 12:41

Merci! J’ai passé un agréable moment à vous lire.
Belle propose! J’ai bien ri! Et que de bons conseils!

François · 06/05/2020 à 9:41

Vos compliments me flattent Florence ! Ravi que cela puisse vous aider dans votre quotidien au potager .

John · 07/05/2020 à 1:36

Super article encore, tout comme votre blog! Je l’ai référencé dans mes favoris. Lorsque j’aurais acheté ma maison je relirai tous vos articles. Merci beaucoup.

Gen · 07/05/2020 à 3:40

Enfin quelqu’un qui dit que le jardin c’est une lutte constante ,bravo ,jardinier depuis la préhistoire et toujours autant d’échec parce que la procrastination est une ennemie autant que les escargots ,une faute et op on est dans le rouge , mais dans le nombre il y a toujours l’exception qui réjouis

François · 08/05/2020 à 5:16

Merci! C’est très encourageant et motivant. Je suis sur que vous êtes pressé d’avoir votre maison!

François · 08/05/2020 à 5:18

Merci Gen de ce commentaire. J’ai trouvé en effet assez jouissif de décrire mes galères. Que peu de gens décrivent, finalement Un exutoire ! Je vois que cela est partagé par beaucoup de jardiniers.

Anonyme · 10/05/2020 à 6:45

Je n’en suis qu’au numéro un et j’ai déjà une question si on a pas suffisamment rajouter le composte avant la plantation qu’est-il encore temps de faire après la plantation pour enrichir le sol??? j’ai planté mes pieds de courgettes il y a 15 jours à peu près j’habite dans l’Hérault……Merci de toutes façons…. allez j’y retourne;-)

François · 10/05/2020 à 7:57

Pas de souci! Déposez le en surface et griffez légèrement la terre autour du pied . Puis recouvrez de votre paillage.

GENEVIEVE FABRY · 10/05/2020 à 9:44

Merci beaucoup, je craignais de n’avoir une réponse qu’à la St Glin-Glin……;-)…ok je vais faire ça, avec la météo attendue i »ci pdt 2 jours, ça devrait le faire…
Merci en tout cas pour ce « partage de galères ». instructif, passionnant et bourré d’humour…Hâte de lire les prochains…..

Anonyme · 19/05/2020 à 9:09

Très instructif et très drôle. Merci pour tous ces conseils si agréables à lire.

François · 19/05/2020 à 5:04

Merci ! J’espère en rédiger d’autres aussi utiles

Nathalie · 25/07/2020 à 6:20

Merci pour l’humour et tous ces rappels. C’est ma 4e année de jardinage et c’est la pire !! Entre les sautes d’humeur météorologiques, les invasions de limaces et escargots (mildiou en prime, la mort de 30 pieds de tomates) ET le fait que je n’aie pas mis d’algues pour améliorer ma terre l’hiver dernier (ni compost car l’année précédente, il n’était pas assez mûr quand je l’avais mis et j’avais directement livré mes fraises aux bébés limaces qu’il contenait encore… ), Bref, j’ai cumulé toutes les erreurs… Récoltes pourries !
Jai pigé, l’an prochain, je m’obstine et je nourris !

François · 29/07/2020 à 9:32

Merci Nathalie pour cette confession! Cela fait plaisir d’entendre que l’on n’est pas tout seul à galérer. Même après plusieurs années d’expériences! Et cela démontre que c’est un long apprentissage. Allez, on y croit!

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